Mon chlog

5 novembre 2022 · 37 / 52

Oser l’imperfection

Que vaut-il mieux ? Accomplir une chose en-deçà de ses capacités (idéales) ou ne rien faire ?

  • Écrire un petit mot à un ami à qui on ne sait quoi dire ?
  • Faire un chapelet en conduisant ?
  • Apporter sa contribution dans une réunion au travail ?
  • Oser un bon dîner à la dernière minute ?
  • Ecrire un article de chlog avec un moral pas très haut ?

Je suis sûr que vous êtes, tout comme moi, souvent confrontés à ce genre de choix. Cette petite voix qui veut nous décourager et nous maintenir dans notre petit confort ; et c’est d’autant plus vrai que l’on s’en fait une montagne !

D’un côté, nous nous faisons notre propre juge et décidons si notre implication aura de la valeur et une valeur suffisante ! Ce qui est fondamentalement notre droit, mais sommes-nous vraiment les mieux placés pour connaître les effets de nos interventions ? Sommes-nous vraiment capables de mesurer l’impact d’un peu de courage ?

D’un autre côté, n’est-ce pas un frein pour avancer ? Si nous attendons les meilleures conditions, nous pouvons attendre longtemps… et pas grand chose ne se fait. (procrastination ?)

Alors que remettre à plus tard amplifie le phénomène, une chose accomplie nous libère l’esprit pour passer à autre chose, en plus de la satisfaction. Comme le diraient si bien ma grand-mère et ma mère : Ce qui est fait n’est plus à faire.

Pour les plus curieux, je vous invite à vous renseigner sur le “Cult of done manifesto”. Une drastique et excellente approche de la réalisation des tâches, avec des notions comme échouer est aussi une façon de réaliser.

Je suis le premier addict du “oui mais”, “mais pas maintenant”, “de toute façon” et du “trop tard maintenant”. Mais je me rends compte qu’à chaque fois où je me lance, que j’arrête de me trouver des excuses, j’avance 2 fois plus vite et je génère des effets que je n’ai pas fini de mesurer.

Les exemples du début me sont peut-être assez personnelles mais bien réelles :

Je peux témoigner que recevoir un message d’encouragement ou de sympathie, même des plus humbles, fait toujours plaisir. Le chapelet en voiture m’a permis de me rapprocher affectivement un peu plus de la Sainte Mère de Dieu, de baigner ma journée dans une sereine attitude emplie de paix. Et cela, malgré que je sois distrait, que je doive me reprendre et accepter d’avoir une prière diluée et loin de celle que je voudrais avoir. Mes interventions en réunion professionnelle m’ont fait réaliser que j’avais quelques prédispositions intéressantes, notamment pour rendre plus constructives les réunions airbusiennes avec une dizaine de chefs et responsables. Mes enfants sont adeptes de mes repas dernière minute et mon inventivité culinaire (qui n’a rien à envier à top-chef !).

Et concernant les articles de chlog, devrais-je arrêter de vous en écrire sous prétexte que je ne suis pas au top de ma forme ? 😉