16 mars 2022 · 15 / 52
La confiance, ou l’insouciance d’un enfant
Je suis sidéré par les similitudes de ma paternité vécue avec les enfants et ma relation à Dieu, notre père ! [NDLA: Relation à laquelle je vous invite à goûter, si vous ne l’avez jamais vécu ainsi !]
Voici quelques touches personnelles qui me renvoient aussi bien à mon amour paternel envers mes enfants, qu’à ma façon de vivre ma foi :
- Regarder les enfants jouer ou s’évertuer à la réalisation d’un quelconque dessin ou construction de légo ou encore d’un centre équestre exclusivement en cailloux et en bois.
Nous sommes heureux de les voir prendre des initiatives, des risques, mettre leurs petites capacités dans un travail quelquefois minutieux. Nous sommes fiers et devons souvent freiner notre envie de suggérer des améliorations ou des objectifs plus élevés.
Pensez-vous que le bon Dieu nous regarde de façon vraiment différente ? - Un enfant a commis une bêtise et se renfrogne dans une attitude je-m’en-foutiste, ou conflictuelle ou encore empreint de la plus grande déception. Quelle est votre réaction ? Dans votre cœur, ne souhaitez-vous pas que votre enfant change simplement d’attitude, se console et reprenne confiance en lui ? Votre tête exigera probablement une forme de réparation, mais de tout l’amour de votre cœur, un pardon sincère et abandonner tout désespoir est amplement suffisant pour être heureux et fier de votre enfant, non ?
Pensez-vous que le bon Dieu nous voit avec sévérité et règlement de comptes ? Ou ne serait-il pas, dans la perfection de l’Amour, le premier qui vient à nous pour panser nos blessures, nous encourager d’essayer encore et de reprendre confiance ? - Dans leur simplicité, nos enfants nous font des cadeaux super : Le genre de cadeaux dont il faut demander explication pour en comprendre l’intention ; le genre qu’on encourage, mais dont on ne sait plus trop quoi faire en espérant que la prochaine fois ils utilisent autre chose qu’un papier brouillon tout déchiré avec l’unique feutre vert (tout usé). Même si nous n’avons pas envie de l’afficher, voire même de la conserver, nous sommes néanmoins touchés, admiratifs et fiers de cette “œuvre”.
Encore une fois, comment, pensez-vous, que le bon Dieu reçoive nos maigres et pauvres prières ? Ne pensez-vous pas que Son cœur se laisse toucher par les petites choses que nous pouvons lui offrir ?
Maintenant, si je vous dis que j’ai vécu cette nouvelle journée de chimio avec l’insouciance d’un enfant, sans me préoccuper de tout ce qui pouvait m’arriver de fâcheux, de désagréable ou de difficile, allez-vous me croire que j’ai passé une bonne journée ? Joyeux, détendu et confiant ?
Que rien ne te trouble, que rien ne t’effraie ; tout passe. Dieu ne change pas : la patience obtient tout ; celui qui possède Dieu ne manque de rien Dieu seul suffit ! “
Citation de Ste Thérèse d’Avila,
dont on a fêté les 400 ans de sa canonisation samedi dernier.