24 avril 2022 · 23 / 52
Anti-héroïsme
La littérature sur le sujet, rend compte de plusieurs types d’antihéros. J’en retiens 4 principaux :
- Le héro qui n’en est pas un, mais qui face aux circonstances se retrouve au devant de la scène (ex: Fantasio, Jack dans Titanic),
- Le héro qui a les compétences requises mais qui dévie du plan de faire le bien (ex: Jack Sparrow, Fantômas),
- Le héro qui travaille au bien mais se perd dans l’éthique des moyens qu’il entreprend (ex: Fight Club, The punisher)
- Le héro décalé, qui veut du bien, mais n’a pas ce qu’il faut ou s’y prend gauchement (ex: Don Quichotte, Defendor, Gaston Lagaffe)
Pourquoi je vous parle d’antihéros, allez-vous dire ?
Parce que je ne veux pas terminer ce chlog en vous laissant l’impression que j’ai été infaillible depuis le début de cette chimiothérapie. En toute simplicité, je vais vous montrer que je suis bel et bien humain, faillible, pauvre, mais encore debout et confiant.
- Est-ce que j’ai bien pris tous mes médicaments ?
Oh que non ! J’ai fait des efforts, mais c’est resté un peu “gruyère”. Par exemple, je crois n’avoir jamais réussi à faire mes 5 injections pour la régénération des globules blancs. - **Sans sucres, vraiment ?
**Et non, j’avoue, je n’ai pas tenu. Entre la modification du goût, les fatigues, les fringales et Pâques qui est passée par là, j’ai cédé. J’essaie de modérer, mais je ne peux pas dire que j’ai été bon. (Le chocolat au lait !! Le café sucré ! Les pancakes au sirop d’érable !) - Le vélo ? Les sorties ? Le grand air ?
A part accompagner ou chercher les enfants à l’école à pied, les courses ou mes multiples aller-retours aux toilettes, je n’ai pas réitéré de sortie au grand air. - Et ma vie de foi ? Confession mensuelle ? Messe tous les dimanches ?
J’avoue que non. Certains dimanches, je n’ai pas eu le courage ou la force pour aller à la messe. Le sacrement de réconciliation, j’y pense, mais je n’ai pas encore fait le pas de me le programmer. Par contre, j’ai tenu mes 7 Paters de Ste Brigitte (sauf une fois que j’ai rattrapé dès le lendemain), j’ai réussi à glisser quelques chapelets (pas toujours complets). Une majorité des prières quotidiennes avec les enfants. - Mon moral ? Toujours au beau fixe ?
Et bien, pas tout à fait. Je me suis accordé des moments pour râler et des petits coups de gueule, comme pour exprimer ce que je ressentais, mais toujours avec un retour au calme, à la patience et à l’acceptation.
Sans m’éterniser sur ma liste de choses “moins-bien-réussies-que-prévu”, à votre avis, quel type d’anti-héros pensez-vous que je sois ?
Comme pour conclure, je vous laisse avec un de mes passages préférés de la Bible:
Bien plus, nous mettons notre fierté dans la détresse elle-même, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la vertu éprouvée ; la vertu éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné.
Romain 5:3-5